La planification familiale, un gage pour générer le dividende démographique.

Le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, a célébré la journée internationale de la population le mardi 11 juillet 2017.

Le thème retenu pour cette année est « planification familiale : autonomisation des populations et développement du Sénégal ».

« La planification est un droit humain fondamental » a déclaré le représentant résident de l’UNFPA par intérim au Sénégal M. Moussa Faye. Mais ce droit dit-il est dépourvu de signification à moins que les individus et couples aient accès aux contraceptifs, à l’information, et aux services qui leur permettent d’exercer ce droit.

En outre, ajoute – t – il la planification familiale est donc un levier essentiel pour l’atteinte des objectifs de développement durable et figure en bonne place dans l’agenda international. Des progrès sont certes faits dans ce domaine. Car, au niveau mondial, le taux d’utilisation de la contraception a quasiment doublé entre 1970 et 2016 en passant de 36 à 64 %.

Cependant, des efforts restent à faire car quelques 214 millions de femmes dans les pays en développement n’ont pas accès à des méthodes de planification sûres et efficaces selon le représentant de l’UNFPA.

« Il est aujourd’hui établi que le développement économique des nations est assujetti à une bonne maîtrise des tendances démographiques qui sont à leur tour influencées par les décisions individuelles et collectives relatives à la procréation » a affirmé M. Pierre Ndiaye, le Directeur général de la planification et des politiques économiques (DGPPE) qui présidait la cérémonie au nom du Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan empêché.

Pour M. Ndiaye, l’accès à la planification familiale volontaire et sans danger constitue un droit fondamental et une stratégie à la fois accessible et incontournable dans la lutte contre la mortalité et la morbidité maternelle et néonatale.

Selon lui, le gouvernement du Sénégal a compris que la planification familiale au-delà des bénéfices sanitaires qu’elle permet d’engranger, contribue à une meilleure maîtrise de la croissance démographique.

C’est dans ce cadre que le Sénégal est engagé à promouvoir des programmes d’envergure dans les domaines de la santé. Il s’agit du Plan national de développement sanitaire, de la feuille de route multisectoriel et du Programme national de planification Familiale. Les investissements dans la planification familiale peuvent en outre générer un dividende qui améliore le potentiel de revenu économique du pays concerné.

L’étude faite par le Sénégal pour engranger le dividende démographique montre que le PIB par tête pourrait passer de 1065 dollar US à 4611 dollars US en 2035 et à 12 527 dollars en 2063.

71 Milliards mis à la disposition du Sénégal en 2016

La revue conjointe annuelle de la coopération américaine (USAID) et l’Etat du Sénégal a été organisé le 20 Juin 2016.

Au cours de cette rencontre, les deux parties se sont efforcées de mettre en exergue les avancées ainsi que les défis de ce programme de coopération qui a alloué 71 milliards de FCFA au Sénégal en 2016.

La santé, l’éducation, l’agriculture, la bonne gouvernance et la démocratie sont les secteurs ciblés par la coopération américaine au Sénégal qui s’est établie chez nous depuis 1961. Pour le Ministre de l’Economie des Finances et du Plan, Monsieur Amadou BA, qui présidait cette revue du programme de coopération entre les deux Etats, a indiqué que ce programme bilatéral, qui a débuté en 1961 s’est intensifié au fil des années pour atteindre un montant cumulé d’environ 1231 milliards en 2016.

« Le montant des engagements sur la période 2010-2016 s’élève à environ 400,61 milliards de FCFA comme en attestent ces chiffres.

Ce programme bilatéral figure parmi les plus important en matière de coopération entre le Sénégal et ses partenaires » a déclaré Monsieur le Ministre.

Selon lui, le gouvernement du Sénégal et l’USAID ont signé en Septembre 2015 quatre accords d’assistance d’un montant global de 232,868 milliards de FCFA destinés au secteur de la santé, de l’éducation, de la croissance économique, de la bonne gouvernance et de la démocratie.

Bien que les résultats soient encourageants pour cette coopération, des contraintes ont été soulignées par le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan.

« Le programme de croissance économique demeure confronté à certains défis comme l’insuffisance des infrastructures de stockage et des ressources humaines, la faiblesse de l’harmonisation des approches et de la coordination des programmes d’eaux et d’assainissement en milieu rural et une insuffisance de la coordination avec les différentes initiatives gouvernementales tel que le programme national d’investissement ».

Selon Monsieur le Ministre Amadou BA, un projet de loi sur le Code général des impôts sera bientôt adopté par le gouvernement pour modifier la fiscalité attribuée aux collectivités locales en la rendant beaucoup plus simplifiée.

Pour Madame Martina BOUSTANI, chargée d’affaires à l’Ambassade des USA, « le gouvernement a fait preuve d’un leadership est d’une vision remarquable ». Pour cela, « les Etats-Unis sont heureux de lui apporter leur appui à travers les programmes de l’USAID à hauteur de 71 milliards FCFA pour l’année 2016 ».

En 2016, les contributions de l’USAID, en vue de la réalisation de ces objectifs, se sont élevées à 25 milliards de FCFA.

Dans le secteur de l’agriculture, 4500 producteurs ont profité de l’assurance agricole. 14 milliards de FCFA ont été prêtés via des banques privées qui acceptent désormais le riz comme caution.

Malgré les beaux résultats obtenus, elle a aussi déploré la lenteur dans la mise en œuvre des grandes réformes qui limitent à la capacité du gouvernement à atteindre ses objectifs. En outre, elle a appelé à la réforme du foncier et à la libéralisation des marchés financiers. Le secteur de la santé quant à lui a reçu 34 milliards de FCFA, alors que l’éducation en a eu 42 milliards.

3 milliards ont été alloués au gouvernement pour renforcer la transparence financière du secteur public et l’implication des citoyens à mener à bien un dialogue sur des questions tels que la nouvelle autoroute à péage et le nouveau Code minier.

L'Afrique veut en tirer pleinement profit

L’Union Africaine, en partenariat avec l’Organisation Mondiale des Nations Unies pour la Population (UNFPA), et le Sénégal ont procédé au lancement national de la feuille de route sur le dividende démographique le 30 Juin 2017.

Qu’est-ce que le dividende démographique ? Le dividende démographique est le surplus de croissance, obtenue grâce à une proportion plus importante de personnes en âge de travailler (15 à 65 ans) que de personnes à charge (- de 15 ans et + de 65 ans).

Par exemple, lorsqu’une famille compte moins d’enfants à charge et un grand nombre d’adultes qui ont un emploi décent, elle peut économiser et investir plus d’argent dans l’éducation, la santé, la formation des jeunes.

Lorsque ce phénomène se produit à grande échelle, le pays bénéficie d’un surcroit de croissance économique, appelé dividende démographique.

En président la cérémonie de lancement, le ministre délégué chargé du budget Monsieur Birima MANGARA, a déclaré que le Sénégal va saisir cette « fenêtre d’opportunités » en luttant farouchement contre le chômage des jeunes. Car, le Sénégal à une population très jeune avec environ 41,1% de moins de 15 ans et près de 60% âgés de moins de 25 ans. Cette population continuera de croitre pour de nombreuses décennies à venir.

Selon les projections de l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), elle passera de 22 millions en 2030, 39 millions d’ici 2050 et 55 millions en 2063.

Pour le Ministre du budget, le Sénégal est résolument engagé pour résorber le chômage,

fouetter le revenu par tête d’habitant, mobiliser des ressources pour atteindre les objectifs. Il a aussi profité de cette tribune pour demander l’appui des partenaires au développement pour la mobilisation des ressources financières.

Le représentant régional de l’UNFPA, Monsieur Idrissa OUEDRAOGO, quant à lui, s’est réjoui de l’appropriation du dividende démographique par le Sénégal pour en tirer pleinement profit. Mais cela passe d’abord par la levée des obstacles.

La feuille de route de l’Union Africaine (UA) qui s’intitule : « Tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse » comprend quatre piliers : l’emploi et l’entreprenariat, l’éducation et le développement, la santé et en enfin la gouvernance et l’autonomisation des jeunes.

300 milliards de FCFA pour développer le réseau électrique, des projets gaziers, un système de bus rapide et le tourisme

Le ministre de l’Economie des Finances et du Plan M. Amadou BA et la directrice des Opérations de la Banque Mondiale Mme Louise CORD ont procédé ce jeudi 05 juillet 2017 à la signature de quatre accords de financement. D’un coût global de 300 milliards de FCFA, ces financements sont destinés au renforcement et à l’extension du réseau électrique de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), à l’appui aux négociations des projets gaziers et de renforcements des capacités institutionnelles, à la mise en place d’un système de bus rapide (BRT) et enfin au développement du tourisme et des entreprises.

La première convention de financement concerne le projet de renforcement du réseau électrique de l’OMVS et se chiffre à 60,2 milliards de FCFA. Il a pour objectif principal selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan M. Amadou BA de « renforcer le commerce d’électricité entre le Mali, la Mauritanie et le Sénégal ». Ce projet permettra de construire une nouvelle ligne de transmission de 225 kilovolts à double circuit avec une capacité de transit estimée de 400 mégawatt, reliant Kayes au Mali et Tambacounda sur une distance de 288 km.

Le deuxième projet signé est relatif à l’appui aux négociations des projets gaziers et au renforcement des capacités institutionnelles pour un montant de 16 milliards de FCFA. Ce financement vise à garantir et à préserver les intérêts du Sénégal, dans un contexte marqué par des découvertes de pétrole et de gaz.

A travers ce projet, la Banque Mondiale va «  renforcer les capacités du gouvernement sénégalais à négocier des accords équitables et à orienter ces négociations vers des décisions d’investissements efficaces » selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan.

Il permettra également de poser les bases de la contribution de ce secteur à l’économie notamment par un renforcement du cadre juridique et réglementaire et des capacités de l’administration. Quant au projet pilote de système de bus rapide (BRT), il permettra d’améliorer la mobilité urbaine dans l’agglomération de Dakar, en permettant de transporter près de 300 milles passagers par jour. Pour ce projet, la Banque Mondiale met à la disposition du Sénégal une enveloppe de 184,258 milliards de FCFA pour aider notre pays à trouver une solution au lancinant problème du transport à Dakar.

Il s’agira de développer un corridor BRT entre Guédiawaye et Dakar sur 18,5 km avec 3 terminaux de passagers principaux et 20 stations supplémentaires, intégrant toutes les normes de fiabilité et de sécurité.

Pour le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement M. Mansour Elimane KANE, ce projet va favoriser l’utilisation du transport collectif et la lutte contre la pollution. En même temps, il permettra de générer 5000 emplois pour les jeunes et les femmes.

Ce projet sera une révolution selon le ministre car il permettra aux Sénégalais de maîtriser le temps. Enfin, le quatrième projet concerne le développement du tourisme et des entreprises (PDTE) pour un montant de 45,786 milliards de FCFA. Il vise à créer les conditions nécessaires à l’augmentation des investissements privés dans le tourisme à Saly et au développement renforcé des entreprises au Sénégal.

La directrice des opérations de la Banque Mme Louise CORD a profité de cette rencontre pour réitérer ses félicitations à l’endroit du gouvernement sénégalais.

Pour elle, beaucoup de choses ont été faites mais beaucoup de choses restent encore à faire. Elle exhorte ainsi, le Sénégal à poursuivre les réformes surtout dans le domaine du foncier rural et l’entrée du secteur privé dans le capital de la SENELEC.

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PROGRAMME TRIENNAL D'INVESTISSEMENTS PUBLICS (PTIP) 2015 - 2017

Ce document décrit, dans un premier temps, les caractéristiques générales du programme triennal d’investissements publics sur la période 2015-2017 avec, d’une part, la mise en exergue des axes stratégiques de la politique eéconomiqueet sociale... Lire site

Plan d’Actions Prioritaires

DemoPlan d’Actions Prioritaires (PAP)

Le PAP opérationnalise le Plan Sénégal Émergent à travers la mise en cohérence des axes stratégiques, objectifs sectoriels et lignes d’actions, avec les projets et programmes de développement dans un cadre budgétaire sur la période 2014-2018... Lire suite

INDICATEURS CLÉS

Croissance économique
PIB Annuel : +4,3% imgstatut (2014 - )
Prod industrielle : -5,9% imgstatut (Juil - 2016)
PIB Trimestriel : +5,7% imgstatut (T2 - 2016)

Prix à la consommation
Indice Harmonisé : +1,4% imgstatut (Sept - 2016)
Indice National : +0,5% imgstatut (Aout - 2016)
Taux d'Inflation (2015) : 0,1%

Echanges extérieurs
Exportation : -6,3% imgstatut (Juil - 2016) 
Importation : +0,1% imgstatut (Jui - 2016)
Prix à l'export : -3,8% imgstatut (Juil - 2016) 
Prix à l'import : +1,2% imgstatut (Jui - 2016)

MAP -MEFP

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