Vous êtes ici- tous les dossier
Vous inscrire à la Newsletter
Vous souhaitez être informé de nos publications, rien de plus simple. Renseigner votre email et vous recevrez régulièrement nos lettres d'informations ou newsletter
 Votre nom :
 Votre Email :
  

Retrouver tous nos grands dossier

 
Document de Stratégie et de Réduction de la Pauvreté (DSRP) 2008-12-29

Au Sénégal, la mise en œuvre des politiques de stabilisation depuis la fin des années 70, suivies des premiers programmes d’ajustement structurel au milieu des années 80, a certes contribué à améliorer le cadre macro-économique, mais les performances économiques sont restées en deçà des espérances.

De manière générale, la période 1979-1993 a été marquée, au plan macroéconomique, par un net ralentissement de la croissance économique en termes réels, voire même une contraction en 1993, entraînant la mise en place d’un “ Plan d’urgence ” de restauration des capacités financières de l’État.

A la suite de la dévaluation du franc CFA en janvier 1994, l’économie sénégalaise a renoué avec la croissance, le PIB réel ayant crû de 2,9% en 1994 et de plus de 5% par an en moyenne entre 1995 et 2001. Ces résultats ont été réalisés dans un contexte de réduction continue des déficits des finances publiques et de la balance des paiements courants et de maîtrise de l’inflation.

Cependant, les performances économiques enregistrées n’ont pas contribué à améliorer les conditions de vie des populations et à réduire substantiellement la pauvreté.

Le Sénégal n’a pas encore réalisé l’objectif de l’éducation universelle au niveau de l’enseignement primaire (le taux brut de scolarisation dans le primaire se situe à environ 70 %, tandis que le taux global est estimé à 32 %) et l’analphabétisme touche plus de la moitié de la population.

La situation des femmes sénégalaises en matière d’éducation et de formation est préoccupante avec un taux d’analphabétisme de plus de 70% contre 48,9% pour les hommes (QUID, 2001).

Quant aux indicateurs de santé, ils demeurent en deçà des recommandations de l’OMS. Même si le Sénégal est cité comme pays de référence en Afrique en termes de lutte contre le VIH/SIDA, le système de santé dans son ensemble fait face à de graves contraintes.

On note la recrudescence des endémies locales et la malnutrition touche de plus en plus les populations notamment les plus vulnérables (les enfants, les femmes, les handicapés, les aînés, les jeunes, les personnes déplacées et réfugiées, etc.).

Les conditions d’hygiène individuelle et collective et d’assainissement précaires du milieu et les carences alimentaires sont responsables de la dégradation de l’état de santé des populations.

En matière d’accès à l’eau potable, l’objectif visé par le Sénégal est d’atteindre le plus tôt possible, les recommandations de l’OMS, soit 35 litres par habitant et par jour. Actuellement, les populations disposent de 28 litres par habitant et par jour en moyenne.

Sur la base d’une ligne de pauvreté correspondant à une consommation de 2400 calories par personne et par jour, la première enquête budget consommation (ESAM-I) a permis d’évaluer la proportion des ménages en dessous du seuil de pauvreté à 57,9% en 1994. Les premiers résultats du QUID évaluent cette proportion à 53,9% en 2001.

Au total, le retour de la croissance enregistrée sur la période 1995-2001 n’a pas suffi à garantir une réduction significative de la pauvreté. La faiblesse de l’investissement, l’atonie de l’agriculture et de l’industrie expliquent le contenu modeste en emplois de la croissance économique et sa faible propagation vers les populations les plus pauvres.

Malgré le rôle qu’il joue en termes d’emplois, le secteur primaire contribue (18,5% en 2000) très modestement au PIB à cause des rendements agricoles encore faibles et tributaires des aléas climatiques. Par ailleurs, la production agricole ne couvre en moyenne que 52% des besoins alimentaires de base.

Les investissements dans le secteur agricole restent concentrés dans les zones où prédominent les cultures irriguées alors que la pauvreté est plus marquée dans les zones où les cultures sont pluviales. L’insuffisance et la qualité des infrastructures routières et portuaires grèvent les coûts des transports et ne favorisent pas l’intégration des marchés, sur le plan aussi bien interne que régional.

Dans les réformes postérieures à la dévaluation, la pauvreté a fait l’objet d’une préoccupation centrale compte tenu de son ampleur et de son extension. Plusieurs actions ont été amorcées à travers la mise en œuvre de divers programmes sectoriels articulés autour des programmes spécifiques de lutte contre la pauvreté.

En plus des programmes sectoriels sur la santé, l’éducation, les infrastructures de base etc., un Plan de Lutte contre la Pauvreté (PLP) en cours d’exécution a été formulé en 1997.

Malgré tous ces efforts déployés pour améliorer l’accès aux services sociaux de base, la structure des dépenses publiques montre que le Sénégal est encore loin des objectifs de l’initiative 20/20 à laquelle il a souscrit.

Le poids de la dette constitue un handicap majeur à une allocation efficiente des ressources publiques en faveur des secteurs sociaux et conduit à la réduction des capacités de redistribution de l’Etat et au ralentissement du développement des infrastructures sociales.

Pour réduire la pauvreté de moitié à l’horizon 2015, l’Etat mettra en place de manière soutenue, une politique économique et sociale permettant de relever significativement ses performances socio-économiques et de placer le pays sur un sentier de développement humain durable.

A cette fin, le Sénégal a initié en 2000, après l’adoption de son document intérimaire, un processus participatif de préparation d’une stratégie de réduction de la pauvreté fondée sur une croissance redistributrice et la satisfaction des besoins de base des populations pauvres.

Le consensus autour de cette stratégie met l’accent sur la nécessité d’une mobilisation des décideurs politiques, des acteurs nationaux et des partenaires au développement pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion à travers l’établissement d’un lien étroit entre la réduction de la pauvreté, le progrès économique et le renforcement des capacités.

Du fait du processus participatif qui fonde sa légitimité, le DSRP sera le cadre de référence de toutes les interventions de tous les acteurs. Il servira de base pour l’élaboration des plans sectoriels de développement et des programmes d’investissement.

Nous vous listons ci-après quelques documents à télécharger portant sur le DSRP :

- DSRP 2 version finale octobre 2006
- DSRP 1 document final 20 juin 2002 
- DSRP - Document intérimaire
- Rapport sur les mécanismes de mise en oeuvre et de suivi du DSRP
- Rapport d’avancement de la mise en oeuvre du DSRP 2004
- Rapport d’avancement de la mise en oeuvre du DSRP 2003
- La pauvreté au Sénégal: de la dévaluation de 1994 à 2001-2002
- La perception de la pauvreté au Sénégal: volet statistique version préliminaire novembre 2001
- Séminaire national de validation du DSRP 13 - 14 décembre 2001
- Séminaire national sur la mise en oeuvre et le suivi du DSRP 22 - 23 octobre 2002: rapport final
- Programme de sensibilisation et renforcement des capacités de la société civile «collectif de la société civile» mars 2002
- Consultations régionales
- Groupes thématiques

Pour avoir plus d'informations sur le DSRP, consultez le site de l'Unité de Coordination et de Suivi des Politiques Economiques (UCSPE) :

www.dsrp-senegal.org

...
Lire la suite
 
Stratégie de Croissance Accélérée (SCA) 2008-12-29

A - Contexte

Depuis 2000, l’économie sénégalaise s’est inscrite dans une certaine dynamique de croissance économique, avec des taux annuels dépassant 5%. Mieux, en 2004 et 2005, le seuil de 6% de croissance du Produit intérieur brut a été dépassé.

Afin de consolider ces résultats salués par l’ensemble des partenaires au développent à la suite des réformes audacieuses mises en œuvre, le Gouvernement du Sénégal a exprimé l’ambition de faire plus et mieux, comme l’y a invité le Chef de l’Etat qui, lors de son message à la nation du 31 décembre 2005, a indiqué qu’avec la mise en œuvre de la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA), basée sur le renforcement du capital humain et les infrastructures, il s’agit de porter notre taux de croissance à plus de 7 pour cent l’an.

Depuis que le processus d’élaboration est lancée, la Stratégie de Croissance Accélérée est dans sa phase de parachèvement, après une année de concertation entre tous acteurs gouvernements et représentants du secteur privé et de la société civile, et avec l’appui de plusieurs partenaires au développement comme l’AFD (Agence Française de Développement), la Banque Mondiale, l’ONUDI (Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel), le Centre de Développement des Entreprises (CDE).

Au niveau gouvernemental, l’élaboration de la Stratégie a été conduite une démarche partenariale sous la supervision conjointe du Ministère de l’Economie et des Finances à travers le Centre d’Etudes de Politiques pour le Développement (CEPOD) et de l’APIX (Agence nationale de Promotion des Investissements privés et des Grands Travaux).

B - Enjeux et Objectifs stratégiques

L’analyse de l’embellie instaurée par la dévaluation débouche sur deux constats essentiels :

- même avec un taux de 5% en moyenne le modèle actuel de croissance ne permet pas de faire refluer la pauvreté de façon acceptable pour les autorités ;

- par ailleurs, malgré la préservation des réserves de compétitivité (prix) issues de la dévaluation grâce notamment à la maîtrise de l’inflation, les problèmes de compétitivité structurelle persistent. Le niveau relativement élevé des coûts des facteurs de production, l’accès difficile à un foncier aménagé et au financement ainsi que la mauvaise connaissance des marchés extérieurs handicapent l’accès à ces marchés.

Dans le sillage de la mise en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté et en vue de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), l’enjeu fondamental pour la période 2005-2015 est de parachever la mise en place du cadre général requis pour porter et maintenir la croissance économique à des niveaux compatibles avec une accélération du processus de développement.

La SCA est articulée autour de cinq groupes de grappes :

- Agriculture et Agro-Industries

- Produits de la mer et Aquaculture

- Tourisme, Industries culturelles et artisanat d’art

- Textile et Habillement

- TIC et Téléservices

C - Objectif de la Stratégie de Croissance Accélérée

Lors de la quatrième session du Conseil Présidentiel de l’Investissement (CPI), le chef de l’Etat a prescrit deux objectifs essentiels à la SCA :

- accélérer la croissance économique, en améliorer qualitativement la structure pour la rendre plus efficace dans la lutte contre la pauvreté ;

- en diversifier les sources pour la sécuriser et la pérenniser.

La SCA doit être élaborée sur la base d’une large concertation avec toutes les forces vives de la nation. Elle doit être perçue par tous les acteurs comme le cadre convivial de mise en cohérence des politiques économiques de l’Etat.

L’objectif général d’une croissance plus forte, et dont les fruits sont mieux répartis, fédère en réalité toutes les politiques et mesures mises en œuvre dans le cadre de la bonne gouvernance, du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) et des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), de l’initiative du Millenium Challenge Account (MCA), ainsi que du Plan de Développement Economique et Social, de la Stratégie de Développement du Secteur Privé et des Politiques Sectorielles.

D - Cadre institutionnel

Le cadre institutionnel qui est proposé pour mise en œuvre de la SCA s’inspire de la concertation qui a présidé à l’élaboration de la Stratégie de Développement du Secteur Privé et de l’approche participative de la Stratégie de Réduction de la Pauvreté. Il capitalise sur les règles de transparence de la bonne gouvernance, ainsi que sur la volonté politique affichée par les plus hautes autorités. Il repose sur trois (3) structures :

- un Comité national de pilotage de la SCA ;

- un Comité technique de la SCA ;

- des groupes de grappes et un groupe de synthèse macroéconomique.

1. Le Comité national de pilotage de la SCA

Le Comité national de pilotage de la SCA est un cadre d’informations, d’orientation et d’échanges permettant aux différents segments de la société d’exprimer leurs attentes et analyses et de formuler des orientations sur la mise en œuvre de la SCA.

Le Comité national de pilotage est présidé par le Premier Ministre. Le secrétariat de ses réunions est tenu par le Secrétaire Général du Gouvernement.

La composition du Comité national de Pilotage est donnée par l’article 3 de l’Arrêté primatoral n° 01875 du 14 avril 2005.

2. Le Comité technique

Il est la cheville ouvrière de l’élaboration de la SCA. Sa composition est la suivante :

- Ministre de l’Economie et des Finances, Président,

- le Directeur Général de l’APIX ;

- le Directeur de la Prévision et de la Statistique ;

- le Coordonnateur de la Cellule de Suivi du Programme de Lutte contre la Pauvreté ;

- le Directeur du Centre d’Etudes de Politiques pour le Développement ;

- les Présidents des groupes de grappe et des groupes thématiques.

Il a pour missions :

- de constituer les Groupes de grappes et le Groupes de synthèse macroéconomique ;

- d’élaborer les termes de référence de ces Groupes ;

- de coordonner les activités de ces Groupes ;

- d’assurer la cohérence d’ensemble des propositions issues de ces Groupes ;

- d’assurer la communication sur la SCA ;

- de préparer les réunions du Comité national de pilotage ;

- d’élaborer l’avant projet de loi sur la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA).

Le secrétariat du Comité technique est assuré par le Centre d’Etudes de Politiques pour le Développement.

3. Les Groupes de Grappes

Les travaux préliminaires sur la SCA ont permis de dégager une liste de cinq (5) grappes à fort potentiel susceptibles de servir de charpente à la SCA. Il s’agit de l’Agro-industrie et de l’Agroalimentaire, des produits de la mer, du tourisme - artisanat d’art et industries culturelles, du coton-textile -habillement et des TIC et télé-services.

Il s’agira de bâtir autour de ces grappes de véritables pôles intégrés de compétitivité, par une mise à niveau et un développement des éléments suivants : industries-clé interdépendantes, secteurs de soutien, infrastructures économiques, compétences technologiques, compétences professionnelles, main d’œuvre spécifique, infrastructures légales et réglementaires.

De façon spécifique, ces Groupes sont chargés :

- de faire le diagnostic de la Grappe et d’en évaluer les perspectives et le potentiel et de fixer des objectifs ;

- d’énoncer les stratégies de développement ;

- d’établir le programme d’actions, le coût du financement et le chronogramme pour le développement de la Grappe.

La périodicité des rencontres est définie par le Groupe.

Chaque Groupe désigne en son sein : 

- un Président : représentant du Secteur privé ;

- un Vice-Président : représentant de l’Administration ;

- un Rapporteur : représentant de l’Administration ;

- un Rapporteur adjoint : représentant du Secteur privé.

Les groupes sont appuyés par un cabinet international qui travaillera avec un relais local.

4. Le Groupe de synthèse macroéconomique

En fonction des objectifs fixés par les groupes de grappes, du financement proposé et du chronogramme, le groupe met les propositions des groupes de grappes dans un cadre macroéconomique cohérent et évalue leur soutenabilité au plan des équilibres fondamentaux. Il établit également une matrice de système des actions relavant des différents secteurs d’activités sur la base des propositions des groupes de grappes.

La périodicité des rencontres est définie par le Groupe.

5. La loi d’orientation sur la SCA

La SCA devra faire l’objet d’une loi d’orientation. Cette démarche permettra notamment d’élargir le débat à la Représentation nationale et de forger un consensus en érigeant la SCA au rang de priorité nationale, stable dans le temps.

Pour plus d’informations sur la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA), prière de consulter le site www.sca.sn

...
Lire la suite
 
Réformes Budgetaires et Financières 2008-12-29

Dans le but de consolider la croissance économique pour la porter à des niveaux entre 7% et 8%, le Ministère de l’Economie et des Finances a impulsé de profondes réformes budgétaires et financières, conduites parallèlement dans plusieurs services et dont la coordination est assurée par le Projet de Coordination des Réformes Budgétaires et Financières (PCRBF), mis en place en 2003.

Contexte général

Objectif du PCBRF

Objectifs des réformes budgétaires et modalités de mise en œuvre

Le Comité de pilotage, instance de suivi

...
Lire la suite
 
 
  L'actualité en vidéo
 > BAD 2009_Discours des Gouverneurs
Voir toutes vidéos (6 )
 
  Bulletin d'information
    Restez informé  ! Inscrivez vous à la lettre d'information