| Stratégie Nationale de Développement Economique et Social (SNDES 2013 - 2017) |
2008-12-29 |
Depuis son éligibilité à l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) en 2000, le Sénégal met en œuvre, à travers sa Stratégie de Réduction de la Pauvreté (SRP), des politiques et programmes intégrés, dans une démarche inclusive. L’objectif consiste à assurer les conditions d’une croissance soutenue et durable à même de réduire significativement la pauvreté et d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
Le premier Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté, DSRP-I, défini sur la période 2003-2005, a été mis à profit pour consolider les performances économiques des programmes structurels. En plus d’avoir permis la correction de quelques insuffisances aux plans social et politique, il a été un véritable instrument de mobilisation de ressources et de recentrage des politiques de développement autour d'objectifs clairement définis et assortis d'indicateurs de performance et d'impact.
Le DSRP-II couvrant la période 2006-2010, s'était engagé dans la mise en œuvre de la Stratégie pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (SRP). C'est ainsi qu’il a associé la Stratégie de Réduction de la Pauvreté à la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA) pour une meilleure réorientation des objectifs de développement économique et social prenant en compte la réduction des inégalités sociales et l’accélération de l’atteinte des OMD.
L'élaboration de la Stratégie Nationale de Développement Economique et Social (SNDES) pour la période 2013-2017 obéit à la volonté politique d’inscrire le Sénégal sur la trajectoire de l’émergence et à la nécessaire prise en compte des préoccupations des populations. Elle s'effectue dans un contexte économique international difficile, marqué par la flambée des prix des produits alimentaires et énergétiques, doublée d’une incertitude sur la volatilité future. Par ailleurs, la persistance de la crise financière illustrée par les turbulences sur les marchés financiers ainsi que les difficultés rencontrées par les économies avancées, devront sans doute accentuer des risques de repli de la croissance économique mondiale, mais à l’inverse réorienter une partie des flux d’IDE.
Le développement économique et social du Sénégal nécessite la mise en œuvre d’une stratégie prenant en compte le redressement des finances publiques, le développement de l'épargne intérieure et son orientation efficace par les outils incitatifs, une évolution soutenable à terme de la balance commerciale et l’équilibrage de celle des paiements, devant conduire à une croissance économique à fort impact positif sur les conditions de vie des populations. A cet égard, le défi majeur porte essentiellement sur la relance de l'économie, la voie vers laquelle le Sénégal devra s'engager davantage dans un contexte de gouvernance vertueuse et efficace.
Les indicateurs sur la période 2005-2011 révèlent une baisse relative de la pauvreté qui a été accompagnée par une augmentation absolue du nombre de pauvres sur la période. Cette situation s’explique, en partie, par un taux de croissance annuel du PIB par tête d’environ 0,5% en moyenne sur la période. La pauvreté est plus élevée en zone rurale que dans les centres urbains. Ce phénomène de la ruralité de la pauvreté n’a pas été influencé par les politiques menées jusque là. Ces résultats mettent en évidence la fragilité de l’économie sénégalaise et l’urgence d’améliorer de manière durable les conditions de vie des populations. Cette situation doit être inversée rapidement afin d’inscrire le Sénégal dans la réduction de la pauvreté et l’accélération de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), à l’horizon 2015.
Par ailleurs, Il est apparu de nouveaux défis auxquels le Sénégal doit faire face à savoir : l’émergence économique, l’optimisation de la politique énergétique, l’adaptation aux changements climatiques, la sécurité alimentaire, la paix et la sécurité. Ces défis appellent à la formulation et la mise œuvre d’une Stratégie Economique et Sociale susceptible de pouvoir améliorer les niveaux de croissance économique, de lisser ou d’amortir les chocs exogènes tout en préservant les options futures et la résilience et d’inscrire le Sénégal dans une perspective de développement durable. Cette stratégie nationale qui se veut réaliste et innovante, sera le cadre de référence pour tous les acteurs du développement. Elle s’inscrit dans une vision inclusive à long terme et appelle à une mise en œuvre optimale des politiques publiques aux niveaux central et local, pour faciliter l’atteinte des OMD et poser les jalons de l’émergence.
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Stratégie Nationale de Développement Economique et Social (SNDES 2013 - 2017) ... |
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| Stratégie de Croissance Accélérée (SCA) |
2008-12-29 |
A - Contexte
Depuis 2000, l’économie sénégalaise s’est inscrite dans une certaine dynamique de croissance économique, avec des taux annuels dépassant 5%. Mieux, en 2004 et 2005, le seuil de 6% de croissance du Produit intérieur brut a été dépassé.
Afin de consolider ces résultats salués par l’ensemble des partenaires au développent à la suite des réformes audacieuses mises en œuvre, le Gouvernement du Sénégal a exprimé l’ambition de faire plus et mieux, comme l’y a invité le Chef de l’Etat qui, lors de son message à la nation du 31 décembre 2005, a indiqué qu’avec la mise en œuvre de la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA), basée sur le renforcement du capital humain et les infrastructures, il s’agit de porter notre taux de croissance à plus de 7 pour cent l’an.
Depuis que le processus d’élaboration est lancée, la Stratégie de Croissance Accélérée est dans sa phase de parachèvement, après une année de concertation entre tous acteurs gouvernements et représentants du secteur privé et de la société civile, et avec l’appui de plusieurs partenaires au développement comme l’AFD (Agence Française de Développement), la Banque Mondiale, l’ONUDI (Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel), le Centre de Développement des Entreprises (CDE).
Au niveau gouvernemental, l’élaboration de la Stratégie a été conduite une démarche partenariale sous la supervision conjointe du Ministère de l’Economie et des Finances à travers le Centre d’Etudes de Politiques pour le Développement (CEPOD) et de l’APIX (Agence nationale de Promotion des Investissements privés et des Grands Travaux).
B - Enjeux et Objectifs stratégiques
L’analyse de l’embellie instaurée par la dévaluation débouche sur deux constats essentiels :
- même avec un taux de 5% en moyenne le modèle actuel de croissance ne permet pas de faire refluer la pauvreté de façon acceptable pour les autorités ;
- par ailleurs, malgré la préservation des réserves de compétitivité (prix) issues de la dévaluation grâce notamment à la maîtrise de l’inflation, les problèmes de compétitivité structurelle persistent. Le niveau relativement élevé des coûts des facteurs de production, l’accès difficile à un foncier aménagé et au financement ainsi que la mauvaise connaissance des marchés extérieurs handicapent l’accès à ces marchés.
Dans le sillage de la mise en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté et en vue de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), l’enjeu fondamental pour la période 2005-2015 est de parachever la mise en place du cadre général requis pour porter et maintenir la croissance économique à des niveaux compatibles avec une accélération du processus de développement.
La SCA est articulée autour de cinq groupes de grappes :
- Agriculture et Agro-Industries
- Produits de la mer et Aquaculture
- Tourisme, Industries culturelles et artisanat d’art
- Textile et Habillement
- TIC et Téléservices
C - Objectif de la Stratégie de Croissance Accélérée
Lors de la quatrième session du Conseil Présidentiel de l’Investissement (CPI), le chef de l’Etat a prescrit deux objectifs essentiels à la SCA :
- accélérer la croissance économique, en améliorer qualitativement la structure pour la rendre plus efficace dans la lutte contre la pauvreté ;
- en diversifier les sources pour la sécuriser et la pérenniser.
La SCA doit être élaborée sur la base d’une large concertation avec toutes les forces vives de la nation. Elle doit être perçue par tous les acteurs comme le cadre convivial de mise en cohérence des politiques économiques de l’Etat.
L’objectif général d’une croissance plus forte, et dont les fruits sont mieux répartis, fédère en réalité toutes les politiques et mesures mises en œuvre dans le cadre de la bonne gouvernance, du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) et des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), de l’initiative du Millenium Challenge Account (MCA), ainsi que du Plan de Développement Economique et Social, de la Stratégie de Développement du Secteur Privé et des Politiques Sectorielles.
D - Cadre institutionnel
Le cadre institutionnel qui est proposé pour mise en œuvre de la SCA s’inspire de la concertation qui a présidé à l’élaboration de la Stratégie de Développement du Secteur Privé et de l’approche participative de la Stratégie de Réduction de la Pauvreté. Il capitalise sur les règles de transparence de la bonne gouvernance, ainsi que sur la volonté politique affichée par les plus hautes autorités. Il repose sur trois (3) structures :
- un Comité national de pilotage de la SCA ;
- un Comité technique de la SCA ;
- des groupes de grappes et un groupe de synthèse macroéconomique.
1. Le Comité national de pilotage de la SCA
Le Comité national de pilotage de la SCA est un cadre d’informations, d’orientation et d’échanges permettant aux différents segments de la société d’exprimer leurs attentes et analyses et de formuler des orientations sur la mise en œuvre de la SCA.
Le Comité national de pilotage est présidé par le Premier Ministre. Le secrétariat de ses réunions est tenu par le Secrétaire Général du Gouvernement.
La composition du Comité national de Pilotage est donnée par l’article 3 de l’Arrêté primatoral n° 01875 du 14 avril 2005.
2. Le Comité technique
Il est la cheville ouvrière de l’élaboration de la SCA. Sa composition est la suivante :
- Ministre de l’Economie et des Finances, Président,
- le Directeur Général de l’APIX ;
- le Directeur de la Prévision et de la Statistique ;
- le Coordonnateur de la Cellule de Suivi du Programme de Lutte contre la Pauvreté ;
- le Directeur du Centre d’Etudes de Politiques pour le Développement ;
- les Présidents des groupes de grappe et des groupes thématiques.
Il a pour missions :
- de constituer les Groupes de grappes et le Groupes de synthèse macroéconomique ;
- d’élaborer les termes de référence de ces Groupes ;
- de coordonner les activités de ces Groupes ;
- d’assurer la cohérence d’ensemble des propositions issues de ces Groupes ;
- d’assurer la communication sur la SCA ;
- de préparer les réunions du Comité national de pilotage ;
- d’élaborer l’avant projet de loi sur la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA).
Le secrétariat du Comité technique est assuré par le Centre d’Etudes de Politiques pour le Développement.
3. Les Groupes de Grappes
Les travaux préliminaires sur la SCA ont permis de dégager une liste de cinq (5) grappes à fort potentiel susceptibles de servir de charpente à la SCA. Il s’agit de l’Agro-industrie et de l’Agroalimentaire, des produits de la mer, du tourisme - artisanat d’art et industries culturelles, du coton-textile -habillement et des TIC et télé-services.
Il s’agira de bâtir autour de ces grappes de véritables pôles intégrés de compétitivité, par une mise à niveau et un développement des éléments suivants : industries-clé interdépendantes, secteurs de soutien, infrastructures économiques, compétences technologiques, compétences professionnelles, main d’œuvre spécifique, infrastructures légales et réglementaires.
De façon spécifique, ces Groupes sont chargés :
- de faire le diagnostic de la Grappe et d’en évaluer les perspectives et le potentiel et de fixer des objectifs ;
- d’énoncer les stratégies de développement ;
- d’établir le programme d’actions, le coût du financement et le chronogramme pour le développement de la Grappe.
La périodicité des rencontres est définie par le Groupe.
Chaque Groupe désigne en son sein :
- un Président : représentant du Secteur privé ;
- un Vice-Président : représentant de l’Administration ;
- un Rapporteur : représentant de l’Administration ;
- un Rapporteur adjoint : représentant du Secteur privé.
Les groupes sont appuyés par un cabinet international qui travaillera avec un relais local.
4. Le Groupe de synthèse macroéconomique
En fonction des objectifs fixés par les groupes de grappes, du financement proposé et du chronogramme, le groupe met les propositions des groupes de grappes dans un cadre macroéconomique cohérent et évalue leur soutenabilité au plan des équilibres fondamentaux. Il établit également une matrice de système des actions relavant des différents secteurs d’activités sur la base des propositions des groupes de grappes.
La périodicité des rencontres est définie par le Groupe.
5. La loi d’orientation sur la SCA
La SCA devra faire l’objet d’une loi d’orientation. Cette démarche permettra notamment d’élargir le débat à la Représentation nationale et de forger un consensus en érigeant la SCA au rang de priorité nationale, stable dans le temps.
Pour plus d’informations sur la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA), prière de consulter le site www.sca.sn ... |
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| Réformes Budgetaires et Financières |
2008-12-29 |
Dans le but de consolider la croissance économique pour la porter à des niveaux entre 7% et 8%, le Ministère de l’Economie et des Finances a impulsé de profondes réformes budgétaires et financières, conduites parallèlement dans plusieurs services et dont la coordination est assurée par le Projet de Coordination des Réformes Budgétaires et Financières (PCRBF), mis en place en 2003.
Contexte général
Objectif du PCBRF
Objectifs des réformes budgétaires et modalités de mise en œuvre
Le Comité de pilotage, instance de suivi ... |
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